Exit Sofia, here comes Zoe!

Voilà, l’autre jour j’ai perdu 1h30 de ma vie, mais en même temps, je l’ai bien cherché. Je sais plus comment, ni pourquoi je me suis laissée tenter par Broken English de Zoe C. En fait oui, je suis un peu de mauvaise foi parce que je sais exactement pourquoi je l’ai regardé: pour les acteurs Parker Posey (the Queen of Indie movies dixit Wiki Wiki ho hé), Melvil Poupaud (je l’ai trouvé très mauvais acteur dans L’Heure Zéro mais là, c’est confirmé, désolé Melvil mais pour moi, tu es mignon point barre. En même temps, tu t’en fiches pas vrai? (oui Melvil Poupaud lit mon blog tous les jours, il n’a que ça à faire)), et pour la réalisatrice Zoe C. (parce que c’est une fille de Gena et John). Donc dès le début, ça sentait le roussi, regarder un film pour la crédibilité indie de l’actrice, la bogossitude de l’acteur et le pedigree de la réalisatrice, ça n’a jamais garanti un chef-d’oeuvre. Eh bien voilà, je m’en suis mordue les doigts avec une histoire inédite: une New-Yorkaise trentenaire désespérement célibataire, flanquée de sa meilleure amie casée mais compatissante, rencontre un jour un Frenchie. Il lui sort « ben heu have euh drrrink wiz miii », forcément elle craque, ils se retrouvent au lit, lui se barre le lendemain pour Paris (parce que la France, c’est Paris voyez-vous), du coup elle déprime, se fait les ongles et plaque tout pour le rejoindre, perd le bout de papier où il a laissé son numéro, mais tout est bien qui finit bien, elle le retrouve pif pof, dans le métro, comme ça! Parce que le métro parisien, y’a rien de plus petit n’est-ce pas. J’ai lu dans les bonnes critiques qu’il s’agit là d’une oeuvre sans prétention. Ok, je veux bien mais faudrait pas confondre prétention et ambition parce que sur ce coup Zoe, elle ne sort pas de sa comfort zone en nous livrant une énième version d’une intrigue vue et revue au ciné. Bref, pour les relations franco-américaines, je conseille les Julie Delpy, surtout que la fin est calquée sur celle de Before Sunset .. en beaucoup, BEAUCOUP moins subtil.

Alors voilà, SUBTIL, c’est ce que n’est pas ce film. Je suis allée sur le net après visionnage parce que vraiment, je n’arrivais pas à croire qu’on puisse accumuler autant de clichés sur la France en si peu de temps, genre les deux Américaines débarquent à Paris, bonjour le plan sur la Tour Eiffel, puis sur les Champs-Elysées, bonjour les petits cafés et les garçons qui vont avec. Donc Melvil toujours mauvais et dans la caricature mais ma foi, on ne pourra pas m’en vouloir, c’est fait exprès! c’est Melvil qui l’a dit! Ou plutôt, c’est pas fait exprès parce qu’apparemment de l’autre côté de l’Atlantique, c’est VRAIMENT comme ça que les Américains nous voient. Bon alors de deux choses l’une, des mecs comme Melvil, j’en croise pas des masses et surtout, Zoe,  ne nous fais pas croire que tes deux héroïnes ont trouvé un hôtel bon marché en plein coeur de Paris,ce n’est pas du tout crédible. Parker Posey s’en sort beaucoup mieux que les autres, et ce n’est pas rien, parce qu’au niveau des modèles cinématographiques de new-yorkaises trentenaires et passant leur journée à se lamenter sur le fait qu’elles n’aient pas de mecs, on n’en connaît que 4, et quels modèles…

Ah et puis je me suis bidonnée devant les dialogues cultissimes. Petit florilège:

« I hate men »

« Most people are together just so they are not alone. But some people want magic. I think you are one of those people. »

« Come wizzz mi tou Pariiis » (oui, Melvil pour les cours d’anglais, c’est quand tu veux, où tu veux)

UURRGH…

Et puis Zoe, on dirait la version moins connue de Sofia Coppola, toutes les deux sont copineuuuh et  elles engagent leurs mecs (français obviously) pour faire leur BO ( Phoenix pour Sofia, Scratch Massive pour Zoe). Donc si votre « indie » crédibilité en a pris un coup depuis que Sofia s’est embourgeoisée (elle vit  à Saint-Germain-des-Prés), il vous reste toujours Zoe

Et ce post n’est pas du tout écrit par jalousie parce qu’au final, je me rends bien compte qu’être « la fille de », c’est plutôt un désavantage quand on veut faire le même métier que mummy & daddy or moi tout ce dont j’ai envie, c’est du bon cinéma, ce que Sofia avait réussi à m’offrir (je rajoute le complément d’objet second non par prétention mais pour souligner ici la subjectivité du propos) avec Lost in Translation. Or, pour l’instant, du côté de chez Zoe, tout ce que je retiens de positif, c’est la musique, subliiiiime de Scratch Massive. Donc Zoe tu es pardonnée, parce que Melvil et aussi parce que tu as réussi à glisser un morceau d’IAK (cf. adresse de ce blog) dans l’une des scènes.  Et puis tu as un chouette prénom !

 

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