Délire lexical

C’est bien connu, il y a quelques moyens très efficaces pour apprendre une langue étrangère autrement qu’en salle de classe ou devant des films en VO, par exemple:

1 Se trouver une ame soeur parlant la langue d’arrivée

2 Faire une petite immersion totale en terre locale > plus petit sera le bled, meilleur et plus rapide sera votre apprentissage

3 Pour la partie vocabulaire, oubliez les petits lexiques et allez faire un tour au supermarché (enfin, si vous voulez acquérir le vocabulaire de la vie quotidienne, pour les concepts philosophiques, il faudra trouver un autre moyen).

Voila comment en presque trois ans de relation franco-italienne, j’ai presque tout oublié de mes 7 ans d’espagnol et j’assure bon an mal an une conversation dans la langue de Dante (mais version moderne hein! La Divine Comédie pour l’instant je l’apprivoise version BD pour le 3-7 ans). Tout ça pour vous dire que je suis de nouveau en Toscane pour une semaine. Forte de mes expéditions touristiques précédentes contées ici, et là-bas, je peux maintenant me concentrer sur la rédaction de mon mémoire blog, la conscience touristique tranquille. Maintenant, je suis en mode découverte de la vraie vie quotidienne et la premiere étape, ça a été le supermarché. Et de me rendre compte qu’en matière de vocabulaire, il me reste beaucoup à apprendre, non seulement parce que je ne suis pas la reine des légumes, mais aussi parce qu’à Florence, on ne parle pas l’italien de base. Déja, on est flemard alors le /k/ de la lettre C comme dans ‘casa’ devient une sorte de jota espagnole, et puis il y a aussi un autre vocabulaire, genre ‘melon’ ne se dit pas ‘melone’ mais ‘popone’ (c’est choupitou je vous l’accorde mais karamazov quoi) du coup ça a été le gros bordel dans ma tete quand je suis allée faire quelques courses à l’Esselunga du coin… Jusqu’à ce que je me tape un méga délire lexical sur des cahiers aux couvertures très rigolotes qui détournent quelques mots italiens. J’ai failli repartir avec le cahier ‘Bufala Bill’ mais ayant prévu de remplir ma valise de vernis à ongles Kiko (oubliez les O.P.I, Kiko c’est la vie), je l’ai reposé juste avant de passer en caisse. J’ai vite oublié ma déception par la lecture d’un Hello local contant la déprime d’Elisabetta Canalis, oui oui celle qui a vraiment cru pouvoir épouser George ‘Clowney’.

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